Jeune femme autoentrepreneur devant son ordinateur dans un café

Choisir le statut auto-entrepreneur ou le portage salarial ?

Lors de la création de votre entreprise, la question du statut est très importante. Surtout lorsque vous débutez votre activité. Évidemment, chaque projet est différent et il est vital de choisir une solution adaptée à celui-ci. Aujourd’hui, il existe deux types de statut intéressants pour les entrepreneurs qui débutent : le portage salarial et la micro-entreprise.

Seulement, avec la quantité astronomique d’informations disponibles en ligne, il est parfois difficile de comprendre la différence entre ceux-ci, mais surtout, comment faire le bon choix. Grâce à cet article, vous allez découvrir les spécificités de chacun de ces deux statuts et pouvoir choisir entre le statut auto-entrepreneur ou portage salarial.

Définition du portage salarial !

Le portage salarial permet très simplement d’exercer une activité d’indépendant et de bénéficier, en même temps, des avantages du salariat classique. Cela comprend également des facilités au niveau des démarches administratives. En choisissant ce statut, vous signez un contrat de travail avec une société de portage salarial. À ce moment-là, toute la facturation ainsi que la gestion de vos missions sont prises en charge par celle-ci. Aussi, elle s’occupe de la partie administrative. Finalement, vous réalisez simplement vos prestations en contrepartie d’une rémunération garantie.

La société intervient comme étant votre employeur et vous verse, à la fin de chaque mois, un salaire (variable selon les missions réalisées). Elle prélève tout de même une commission équivalente à un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Pour simplifier : vos clients paient la société de portage, vous réalisez la mission puis votre employeur vous verse votre part.

Avantage du statut de portage salarial

Pour commencer, vous n’avez pas l’obligation de créer une entreprise ni de vous inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), étant donné que vous êtes considéré comme un salarié. Une fois que vous avez signé un contrat avec une société de portage, vous gérez librement votre emploi du temps. L’autonomie est de rigueur. D’ailleurs, vous négociez par vous-même les tarifications pour votre travail et vous définissez également toutes les conditions du contrat entre vos clients et vous. Seulement, vous avez aussi la responsabilité de démarcher vos clients tout seul.

Côté chiffre d’affaires, vous n’avez aucun plafond à respecter et vous pouvez même déduire certains de vos frais. Il suffit seulement de les facturer à vos clients sous la forme de « frais de mission », comme vos déplacements, l’hébergement ou encore la restauration. Ceux-ci doivent être validés par le client, évidemment (notez aussi que vous devrez justifier l’ensemble de vos frais).

Mains qui tapent sur un ordinateur
En étant en portage salarial, vous êtes concentré à 100% sur votre activité

Inconvénient d’être salarié porté

Généralement, votre salaire correspond à seulement 50 % des montants qui sont facturés à vos clients. En effet, la société de portage doit prélever les charges patronales et salariales ainsi que des frais de gestion qui constituent sa commission. Si vous recherchez absolument la fiscalité la plus avantageuse, ce format n’est peut être adapté à votre profil.

À l’inverse de l’autoentreprise, vous êtes également redevable de la TVA (peu importe votre chiffre d’affaires annuel). Pour rappel, le taux est de 20 % pour tous vos clients résidant en France. Mais dans certains cas, vous pouvez aussi récupérer la TVA sur vos achats professionnels.

Enfin, soyez vigilant sur le contrat que vous signez avec la société de portage. Même si vous êtes considéré comme salarié, l’entreprise n’a aucune obligation à votre égard et peut mettre fin à votre partenariat à tout moment.

Tout savoir sur le statut d’autoentrepreneur !

Le micro-entrepreneur est un statut juridique accessible à tous les professionnels qui souhaitent débuter une activité sereinement ou en parallèle d’un emploi salarié. En effet, elle offre une opportunité exceptionnelle puisqu’elle permet d’avoir un taux d’imposition relativement faible (par rapport aux autres statuts existant comme l’EURL, la SASU…). Son fonctionnement est très simple : vous êtes autonome à 100 % !

Vous devez gérer vos tâches administratives (comptabilité, factures, déclaration d’impôts…), mais également la prospection de nouveaux clients, la réalisation des missions qui vous sont confiées ou encore le service après-vente. Bref, absolument tout de A à Z.

Jeune femme travaillant devant son ordinateur
En micro-entreprise vous payez en fonction de votre chiffre d’affaire, si il est à 0€ vous ne payez pas de charges

Les avantages d’une autoentreprise

Elle est spécialement connue pour cela : vous êtes exonéré de la TVA (jusqu’à un seuil de chiffre d’affaires – voir récapitulatif). Le deuxième point très important de cette forme juridique est certainement ses cotisations sociales et son taux d’imposition. Concrètement, si vous ne faites pas de chiffre d’affaires, vous ne payez pas de charge (attention, cela ne vous exempte pas de déclarer mensuellement ou trimestriellement vos revenus).

Dans un second temps, à la vue d’une entreprise classique, les formalités et la gestion de celle-ci sont un jeu d’enfant. Tout le monde peut s’en sortir aisément.

À noter : il est possible de bénéficier de l’ACCRE (sous certaines conditions). Ainsi, vous obtenez une exonération partielle des cotisations sociales et cela vous permet aussi de maintenir vos allocations chômage (si vous en êtes bénéficiaire).

Inconvénient de l’auto-entreprenariat

Qui dit avantages, dit aussi inconvénients ! Le statut d’autoentrepreneur est responsable de l’ensemble des dettes que celui-ci peut contracter. Pour cela, vous engagez votre patrimoine personnel. Heureusement, vous avez la possibilité de vous protéger en rédigeant une déclaration d’insaisissabilité ou opter pour l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).

Aussi, le développement de votre activité est restreint puisque le chiffre d’affaires de votre microentreprise est plafonné. D’ailleurs, dans la continuité, vous ne pouvez pas déduire vos frais ou récupérer la TVA, étant donné que vous en êtes exonéré.

Récapitulatif : autoentrepreneur et portage salarial

Voici les conditions spécifiques à l’autoentrepreneur :

  • Pas de droit au chômage, ni d’Assedic en cas de cession d’activité, ainsi que des droits à la retraite restreints (un chiffre d’affaires minimum est requis).
  • Aucune protection sociale : la souscription d’une assurance RC Pro et de couverture santé est recommandée. Depuis le 1er janvier 2019, les autoentrepreneurs sont affiliés au régime général de la sécurité sociale et ont, de ce fait, une meilleure couverture santé qu’auparavant.
  • La rémunération est calculée sur la base du chiffre d’affaires auquel ont été retirées les cotisations et charges sociales (22 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC et BNC) et 12,8 % pour l’achat/vente de marchandises).
  • Plafond de chiffre d’affaires de 176 200 € pour la vente de bien et de 72 500 € pour les services et activité non commerciale.
  • Vous obtenez une franchise de TVA jusqu’à respectivement 85 800 € et 34 400 €.
  • Impôts sur le revenu calculés sur un forfait de votre chiffre d’affaires.

Maintenant, découvrez les conditions du portage salarial :

  • Droit à la sécurité sociale, à la couverture santé, au chômage ainsi qu’à la retraite, au même titre qu’un salarié classique.
  • Rémunération d’environ 50 % de votre chiffre d’affaires (variable selon vos frais, commission de la société de portage et des cotisations sociales).
  • Aucune limite concernant le chiffre d’affaires, mais les frais augmentent au fur et à mesure de votre croissance.
  • Vous êtes soumis à la TVA et devez donc la reverser à l’État.
  • Impôts calculés sur vos revenus nets imposables.

Que choisir entre autoentrepreneur et portage salarial ?

Selon votre activité, le choix de l’un ou de l’autre va s’avérer évident pour vous. Par exemple, si vous démarrez celle-ci, votre clientèle sera plutôt réduite, voire inexistante. Il faudra alors démarcher de nouveaux clients rapidement. Peut-être devriez-vous opter pour le portage salarial, qui offre une sécurité et une stabilité, un peu meilleure qu’un autoentrepreneur. À partir du moment où votre activité se développera, vous pourrez réfléchir à passer en autoentreprise pour bénéficier de l’exonération de TVA. À contrario, si votre activité est restreinte à un secteur où les prestations de services sont supérieures à 1 000 €, vous devriez sûrement opter directement pour le statut de salarié porté.

Si vous voulez simplement tester une nouvelle activité ou que vous voulez être sûr de la viabilité d’un projet à long terme, il est recommandé de se tourner vers une activité en autoentreprise, étant donné que la flexibilité qu’elle apporte vous facilitera la tâche (en cas d’absence de chiffres d’affaires notamment).

Si vous êtes entouré d’une bonne agence de portage salariale, celle-ci vous aidera à créer, développer et pérenniser votre activité. Si vous êtes consultant c’est dans la majorité des cas le meilleur choix.

Bon à savoir : si vous souhaitez débuter une activité dans le service à la personne, sachez que cela est interdit en tant que salarié porté.

Pourquoi ne pas lier l’utile à l’agréable ?

Si vous êtes autoentrepreneur et que votre activité est pérenne, peut-être serait-il intéressant pour vous d’opter pour les deux statuts à la fois. En France, rien ne vous empêche de cumuler les deux statuts pour optimiser votre activité. Selon la mission que vous avez à réaliser, vous pourriez choisir de la facturer sur l’une ou l’autre des structures. Si celle-ci entraîne de nombreux frais professionnels, par exemple, vous pouvez tout à fait signer un contrat avec votre client en portage salarial.

Cela peut s’avérer aussi très utile si vous êtes sur le point d’atteindre (et même si c’est déjà le cas) le plafond maximal du chiffre d’affaires en autoentreprise. Pour maximiser vos revenus, facturer des missions en portage salarial peut être idéal. En effet, vous limitez les charges trop lourdes et vous évitez aussi de dépasser les plafonds de l’autoentreprise.

Un choix réfléchi pour votre développement

Votre décision finale repose d’abord sur votre capacité à gérer totalement, ou non, une activité professionnelle. Si vous pensez qu’un cadre sécuritaire vous rassure, optez pour un statut de portage salarial. Sinon, si l’indépendance est votre véritable nature, faites le choix de l’autoentreprise. Pensez aussi à étudier vos potentiels revenus et impositions pour déterminer laquelle des deux structures sera la meilleure !

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